Lever de soleil sur le nord du Vietnam

Lever de soleil sur le nord du Vietnam
Je vous laisse comtempler ce beau lever de soleil dans les montagnes au Nord-ouest de Hanoï (la Capitale actuel du Vietnam)

# Enviado el martes 15 de febrero de 2005 16:14

Modificado el miércoles 17 de septiembre de 2008 09:51

Sois fière de tous ces sacrifices.

Sois fière de tous ces sacrifices.
Malgré tous les efforts et la supériorité technologique américaine, les bombes et le napalm ne sont jamais venus à bout des combattants de la petite forêt. La leçon de Cu chi c'est que, quelles que soient sa puissance, son armée, sa richesse ou sa technologie, aucun pays ne peut faire face à la volonté de sacrifice de quelques hommes déterminés. Des hommes prêts à vivre comme des animaux, dans des terriers, dans les oppressantes profondeurs de la terre ne peuvent que gagner car ils n'ont rien à perdre.

De 1960 à 1975 les Viêt-cong ont peu à peu créé un réseau de 200 km de tunnels, qui leur ont servi de camp retranché aussi bien que de tête de pont du "Ho Chi Minh trail " au coeur du sud Vietnam.

Ma première impression de la jungle est une grande impression de solitude. Même au coeur d'un groupe de touristes, au centre d'un complexe touristique, je me suis senti perdu. Pourtant, au premier abord, j'ai trouvé que jungle était un bien grand mot pour cet aimable bout de forêt, où les arbres filtraient agréablement le soleil déjà chaud ce matin. Seulement, au bout de quelques mètres, les lianes et enchevêtrement de frêles arbustes limitent le champ de vision aussi efficacement que le mur d'un labyrinthe. Les bruits, filtrés par les feuillages, semblent provenir de toutes les directions et prennent vite des tonalités menaçantes.

J'ai alors ressenti la terrible angoisse de ces soldats, presque des gamins, que nous a présentés le cinéma, et qui meurent aujourd'hui en Irak. Mon sentiment d'oppression n'a pu que se trouver renforcé par la découverte des tunnels. De 3 à 12 mètres de profondeur, ces tunnels ont hébergé la vie de milliers de personnes, plus que beaucoup de villes du Vietnam; pourtant ce ne sont guère plus que des terriers, auxquels on parvient par de minuscules ouvertures dans lesquelles je n'aurais pu me glisser.

Ce réseau de tunnels permettait à l'ennemi d'être omniprésent. Toujours invisibles, silhouettes furtives, disparues aussi vite qu'aperçus, les Viêt-cong étaient alors de véritables spectres, semant mort et pièges atroces. L'effet psychologique sur les soldats américains devaient être terrifiant.

Au dehors des côtés partisans, et des débats sur le bien et le mal de l'intervention américaine, je n'ai pu éviter de me sentir proche de ces américains, souvent bien plus jeunes que moi, perdus dans cet endroit aussi hostile qu'incompréhensible. On a pris l'habitude de critiquer les atrocités américaines, agents oranges, confusion entre civils et militaires, napalm, etc. Pourtant, face à la jungle, aux pièges de bambous, et à l'angoisse des tunnels, je n'ai pu que comprendre les Américains. Confronté à une telle impuissance, une telle sauvagerie, un environnement si étranger et incompréhensible, j'aurais eu la même volonté de faire disparaître, d'annihiler sous un tapis de bombes.

Malgré tous les efforts et la supériorité technologique américaine, les bombes et le napalm ne sont jamais venus à bout des combattants de la petite forêt. La leçon de Cu chi c'est que, quelles que soient sa puissance, son armée, sa richesse ou sa technologie, aucun pays ne peut faire face à la volonté de sacrifice de quelques hommes déterminés. Des hommes prêts à vivre comme des animaux, dans des terriers, dans les oppressantes profondeurs de la terre ne peuvent que gagner car ils n'ont rien à perdre.

Cette leçon du Vietnam remonte aux temps d'Allamuth et du vieux de la montagne, et n'est que trop actuelle face au terrorisme. Les assassins agissaient seuls ou en petits groupes, dirigés par le vieux sur sa montagne, et n'ont eu d'autre pouvoir que celui de la peur. Au Vietnam, le gouvernement a été pris par des petits hommes en pyjama qui en sont venus à en gouverner d'autres.

Pour le bien ou le mal, à chacun d'en juger et là n'est pas la question. L'important est que la seule différence entre la force d'un terroriste de Gaza et le Vietnam de la guerre, c'est le nombre. Le nombre de personnes prêtes à se sacrifier, le nombre de personnes assez désespérées pour abandonner tout espoir et abdiquer leur condition d'homme.

Gardons nous et prévenons les Américains de ne pas créer des populations entières de désespérés. Que ces futures hordes aient tort ou raison, qu'elles agissent seules ou soient manipulées, rien ne pourra les arrêter.

Par Julien, dimanche 14 mai 2006 à 20:09

# Enviado el jueves 05 de octubre de 2006 15:27

Modificado el viernes 21 de marzo de 2008 19:39

Le Bouddhisme.

Le Bouddhisme.
Pour comprendre le bouddhisme en quelques points

Le grand public a du bouddhisme l'image d'une religion de paix et de non-violence. Mais il n'en connaît pas les fondements doctrinaux. Voici un exposé sous forme de questions-réponses clair et concis


Par Min Thin-Oen

question 1 : Je n'ai qu'une connaissance disparate et incohérente du bouddhisme. Pouvez-vous en une demi-heure me fournir une connaissance de base élémentaire, synthétique mais juste de cette religion ?


réponse : Vous savez sans doute que le bouddhisme existe depuis plus de 2.500 ans. A part le grand nombre des recueils officiels des prédications du Bouddha, il existe d'innombrables études, traités, commentaires des grands maîtres qui enrichissent encore ce sujet déjà très vaste et profond. C'est bien dommage que nous n'ayons pas le temps d'approfondir ce thème si important pour notre bonheur et pour celui de l'humanité. Cependant, pour répondre à votre demande, je vais essayer de me limiter aux questions que les gens comme vous se posent le plus souvent.

question 2 : Qu'est-ce que le bouddhisme ?

réponse : C'est la manifestation de l'existence du Bouddha, de son enseignement (Dharma) et du Sangha (ordre des moines). Ce sont les trois éléments les plus importants du bouddhisme. Le Bouddha disait à ses disciples avant son entrée dans le nirvâna : "Ne soyez pas tristes et affligés par Ma disparition, tant que Mon enseignement et le Sangha existent, Je suis toujours vivant en ce monde."

question 3 : Qui est le Le Bouddha ?

réponse : Le mot "Bouddha" vient du mot "Bodhi" qui veut dire Sagesse. Un Bouddha est une personne complètement éveillée, une personne qui a atteint la perfection totale. Comme il y a eu une infinité de personnes qui ont déjà atteint la perfection, il y a donc une infinité de Bouddhas. Le dernier Bouddha qui s'est fait connaître sur la terre, est le Bouddha Sakyamouni, le Fondateur du bouddhisme actuel. il était né vers l'an 563 avant J.C. dans un petit pays au Nord de l'Inde, près de l'Himalaya et du Népal actuel. Son père était le roi Sakya Souddhodana, dont le palais était dans la citadelle de Kapilavastou. sa mère, la reine Maya, mourut sept jours après sa naissance. Sa tante Prajapati, qui était devenue reine, s'occupait de Lui et L'aimait comme son propre fils. Quand il était jeune, il était connu en tant que prince héritier Sakya Siddharta. il était marié à la princesse Yasodara, fille du roi Souprabouddha, et avait un fils, Rahoula. A 29 ans, il quitta le palais royal pour mener une vie d'ascète sous le nom de Gautama, à la recherche d'un remède pour guérir les souffrances humaines. A 35 ans, il fut illuminé quand il était en méditation au pied de l'arbre Bodhi, et devenait le Bouddha Sakyamouni. il passait le reste de sa vie à voyager et à prêcher sa doctrine. il avait 1250 disciples fervents dont une partie avait quitté la vie familiale pour constituer autour du grand maître, la première communauté bouddhiste, le Sangha. il mourut à l'âge de 80 ans à Kusinagara.

question 4 : Qu'est-ce que le Sangha ?


réponse : C'est la Communauté formée de plus de 4 disciples fervents du bouddhisme qui ont reçu l'ordination majeure, l'ensemble des règles pour mener une vie pure et harmonieuse suivant l'enseignement de Le Bouddha. ils doivent servir d'exemples et de guides pour aider les autres à comprendre la Doctrine (Dharma) et à suivre le bon chemin du vrai bonheur. Dans le Sangha, il y a des moines appelés bhiksus et des nonnes appelées bhiksunis.

Les bouddhistes qui n'ont pas quitté leur vie familiale ne font pas partie du Sangha. ils sont appelés upasaka, quand il s'agit d'une homme, upasika quand il s'agit d'une femme.

question 5 : Quel est l'enseignement du Bouddha ?


réponse : L'enseignement du Bouddha (Dharma) se base sur l'observation de la vie courante : la vie est souffrance ; puis sur la recherche de la cause profonde de cette souffrance : l'ignorance ; sur son expérience personnelle d'une vie bienheureuse sans souffrance ; et enfin sur les méthodes pratiques pour mettre fin à cette souffrance : la purification et la méditation. Le Bouddha a enseigné une multitude de méthodes qui peuvent se résumer ainsi : il faut se purifier pour pouvoir se concentrer, il faut se concentrer pour pouvoir méditer et développer sa sagesse. Quand la sagesse est pleinement développée, il n'y aura plus de souffrance. C'est alors le vrai bonheur universel et non plus un bonheur relatif et temporaire. Le Bouddha nous apprend son expérience personnelle, les épreuves qu'il a traversées, les méthodes pratiques qu'il a expérimentées, les connaissances successives qu'il a acquises, le chemin qu'il a suivi . il nous assure qu'en suivant le même chemin, chacun de nous peut devenir un Bouddha, un Bienheureux comme lui.

question 6 : Les bouddhistes ne sont-ils pas pessimistes en ne voyant que des souffrances dans la vie ?


réponse : Pas du tout, on est pessimiste quand on ne trouve pas de solutions devant une situation difficile. Ce n'est pas le cas des bouddhistes.

Essayons d'analyser sommairement les souffrances humaines. Elles sont de deux sortes : physiques et morales. Les souffrances physiques sont : la faim, la soif, la vieillesse, la maladie, la mort, le manque de confort, l'indigestion, l'incapacité ... Les Souffrances morales sont : la séparation de ceux qu'on aime, la réunion avec ceux qu'on hait, les désirs non satisfaits, les ambitions irréalisables...

A part les souffrances quotidiennes, s'ajoutent la guerre, les épidémies, les catastrophes naturelles ...

Certes, tout le monde connaît des moments de bonheur et de plaisir, mais combien de temps cela peut-il durer puisqu'ils sont liés directement aux souffrances qui s'en suivent ? On est heureux d'avoir un enfant, et on est malheureux quand il est malade, quand il souffre, quand il fait des bêtises, quand il n'écoute pas les bons conseils, quand il est malheureux, et enfin quand il est mort.

Les bouddhistes, en pratiquant l'enseignement du Bouddha, constatent que leurs souffrances disparaissent au fur et à mesure de leur évolution dans la purification, dans la concentration, et dans la méditation. ils sont donc optimistes, puisque pour eux les souffrances ne sont pas inévitables.

question 7 : Le bouddhisme est-il une Philosophie ?

réponse : Etymologiquement "philo" veut dire amour, et "sophie" veut dire sagesse. Si philosophie est amour de la sagesse, on peut dire que le bouddhisme est une philosophie, car la Sagesse est la qualité la plus importante dans le bouddhisme, elle prédomine la foi et l'amour. Le travail d'un bouddhiste consiste à développer sa sagesse. Un Bouddha est celui qui a sa Sagesse pleinement développée.

D'une façon générale, la philosophie est l'étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie. Avec cette définition, on peut dire aussi que le bouddhisme est une philosophie, car c'est grâce à son étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie que Le Bouddha a développé sa doctrine (Dharma).

Mais alors que l'objet de la philosophie est limité dans le monde phénoménal, l'objet du bouddhisme est sans limites, il s'étend à l'univers tout entier et englobe toute chose. Le bouddhisme n'est pas seulement une étude rationnelle et expérimentale mais c'est aussi une pratique méthodique et expérimentée pour arriver à l'objectif final : le vrai bonheur, la libération totale de l'Homme.

question 8 : Le bouddhisme est-il une religion ?


réponse : Si l'on entend par religion, la reconnaissance et le culte d'un dieu créateur tout puissant de qui dépend la destinée humaine, le bouddhisme n'est pas une religion. Le Bouddha affirme que la destinée de l'homme dépend de lui-même, de sa pensée, de ses paroles, de ses actes. L'homme est complètement responsable de son bonheur comme de ses malheurs.

Si l'on entend par religion, une organisation cultuelle avec des rites, des prières... ., on peut dire que le bouddhisme est une religion, car les bouddhistes ont le culte du Bouddha, du Dharma et du sangha. ils les considèrent comme des modèles parfaits à suivre.

question 9 : Le bouddhisme est-il un humanisme ?


réponse : Oui, en ce sens que le bouddhisme est une religion qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement total. Le Bouddha nous révèle que la capacité de l'homme est immense, sans limites, et que nos attachements ont limité et conditionné notre pouvoir. il suffit de nous libérer de tous nos attachements pour retrouver notre pouvoir universel.

question 10 : Le Bouddha est-il un Dieu ?


réponse : Les bouddhistes considèrent Le Bouddha comme un Grand maître, un Être Parfait, mais non pas comme un Dieu tout puissant, ni comme le créateur de l'univers. Le Bouddha lui-même ne prétendait jamais être un Dieu ou un messager de Dieu.

Dans le bouddhisme, la notion du Dharma peut être considéré comme l'équivalent de la notion de Dieu créateur tout puissant. En effet, le Dharma est la Perfection, la Pureté, l'Eternel, l'Immensité, la Loi naturelle, l'Origine et l'Essence de Toute Chose. Le Dharma peut être considéré comme la force naturelle latente qui tend toujours à rétablir l'équilibre universel. Mais il ne faut pas personnaliser le Dharma en créateur ou en législateur. A part ce sens métaphysique, le mot "Dharma " veut dire aussi l'enseignement du Bouddha, ou simplement toute chose.

Dans le bouddhisme, on parle aussi des dieux, les devas, qui ont la même signification que les dieux dans la mythologie gréco-latine. Ce sont des formes de vie supérieures à l'homme mais encore imparfaites. Pour les bouddhistes, Le Bouddha est non seulement le grand maître de l'Homme mais aussi ceux des dieux.

question 11 : Pourquoi les bouddhistes prosternent-ils devant les statues ? Peut-on dire qu'ils sont des idolâtres ?


réponse : Je ne pense pas. Les idolâtres considèrent la statue comme leur Dieu tout puissant qui a tous les droits de vie et de mort sur eux. Les bouddhistes, en se prosternant devant la statue de Bouddha, rendent hommage à leur Grand maître et à Son Enseignement (Dharma) salvateur ; ils LE considèrent comme un parfait exemple qu'il faut avoir toujours en tête.

question 12 : Qui est-ce qui a créé le Monde et l'univers ?

réponse : Personne n'a créé le Monde et l'univers. C'est l'imperfection de nos organes de sens qui nous fait percevoir le Monde et l'univers à notre façon. C'est parce que nos yeux ne peuvent voir que des rayons lumineux de longueur entre 420 et 650 nanomètres, et que nos oreilles ne peuvent entendre que des sons de fréquence entre 20 hertz et 20 kilohertz, que nous percevons ainsi le Monde et l'univers. Un chien, une vache ou un oiseau voient le Monde et l'univers autrement. Le Bouddha disait : "Nous sommes tous dans le Dharma pur et serein, mais chaque être vivant perçoit le Monde et l'univers à sa façon, selon son KARMA, c'est-à-dire selon sa nature actuelle qui est la conséquence de ses ambitions et de ses actions antérieures."

question 13 : Qui est-ce qui a créé l'Homme ?


réponse : Personne n'a créé l'Homme. C'est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps. A l'origine le Dharma est pur et serein. Dans cette sérénité règne la Sagesse. A partir de la Sagesse s'est élaborée la connaissance qui est notre ignorance originelle, car la connaissance implique la distinction entre celui qui connaît et les choses connues. Avec l'apparition de la connaissance, nous commençons d'ignorer notre nature première qui est le Dharma pur, serein, sans aucune distinction. C'est le commencement de la Chaîne des douze relations causes-effets :

1.- l'ignorance originelle fait apparaître l'évolution (les actions).

2.- L'évolution (les actions) fait apparaître la conscience.

3.- la conscience fait apparaître les phénomènes.

4.- les phénomènes font apparaître les 6 organes des sens.

5.- les 6 organes des sens se mettent en contact avec les 6 phénomènes externes (les formes et couleurs, les sons, les odeurs, les saveurs, la matière, les idées).

6.- le contact fait apparaître les sensations (la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, les sentiments).

7.- les sensations font apparaître les désirs.

8.- les désirs font apparaître les attachements.

9.- les attachements incitent aux actions.

10.- Pour AGIR, il faut une existence, une vie.

11.- l'existence évolue nécessairement vers la vieillesse et la mort.

12.- la mort est le commencement d'une autre vie.

A partir de là, l'Homme prisonnier de ses désirs et de ses attachements, patauge dans le courant infernal de la vie et de la mort, dans l'océan des passions et des souffrances. il ne sait plus comment s'en sortir.

Pour notre Libération, Le Bouddha nous conseille d'éteindre nos désirs, de briser la chaîne d'attachements, d'être conscient que nous faisons partie du Dharma pur, serein et sans aucune distinction.

question 14 : Qu'est-ce que la renaissance ?


réponse : il n'y a pas d'âme immortelle, mais il y a dans chaque être vivant une énergie vitale qu'est la Conscience. Après la mort, cette énergie vitale, toujours conditionnée par son Karma, ses désirs et ses attachements va trouver une autre forme d'existence ou de vie pour manifester son Ego et réaliser ses souhaits. Elle sera alors conditionnée en plus par le nouveau support matériel qui est son corps et oubliera sa vie antérieure. Une personne sage, après sa mort, reste clairvoyante et peut choisir et planifier sa prochaine vie. Une personne moins évoluée, après sa mort, se laisse entraîner par son Karma, ses désirs, ses attachements vers un nouveau support matériel qui lui convient.

question 15 : Y a-t-il un enfer ?


réponse : Oui, l'enfer est un lieu ou un état de souffrance intense. C'est la conséquence inévitable de l'homme méchant qui a commis de mauvaises actions.

question 16 : Qu'est ce que le Nirvâna ?


réponse : Le Nirvâna est un monde ou un état d'âme de bien-être sans souffrance. C'est la conséquence naturelle de l'homme sage qui a éteint ses désirs et brisé ses attachements. Le Nirvâna a plusieurs niveaux selon le degré de pureté acquis par chacun.

question 17 : Quelles sont les méthodes pratiques du bouddhisme pour devenir un Bouddha ?


réponse : Quand Le Bouddha était vivant, il a enseigné 84.000 méthodes correspondantes à 84.000 types de caractères humains. Maintenant, un Bouddhiste averti doit choisir la méthode qui lui convient. Pour bien choisir une méthode, il faut d'abord trouver un bon maître. Voici quelques méthodes les plus répandues :

- Ayana ! observer et méditer pour corriger nos erreurs et nos défauts, pour trouver l'origine première d'une Chose.

- Méditer sur un squelette pour voir les souffrances et les vanités de la vie, pour abandonner notre attachement au corps et à la vie.

- Méditer sur la saleté du corps humain pour abandonner notre attachement au corps et à la sexualité.

- Méditer sur l'impermanence des choses pour abandonner notre attachement à la propriété, à la richesse.

- Méditer sur la souffrance qu'entraîne la possession, pour éliminer nos convoitises. En effet, posséder un corps, c'est avoir des besoins, des maladies, des incapacités, des soucis de confort et d'insécurité... ; posséder une maison, c'est avoir des obligations pour l'entretenir et pour la maintenir en ordre, des charges, des impôts et des taxes à payer.

- Méditer sur l'impermanence de notre Mental pour supprimer notre attachement à notre Ego. En effet, notre Mental change constamment : tantôt gaie, tantôt triste, tantôt calme, tantôt tourmentée, tantôt généreuse, tantôt égoïste... Où donc le vrai Moi permanent ?

- Anapanasati : se concentrer sur la respiration pour maîtriser nos sentiments et le vagabondage du Mental.

- La récitation des Dhâranis (formules magiques) ou des Sutras (recueils de l'Enseignement du Bouddha).

- L'utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha AMITABHA.

- La Méditation sur un Bouddha.

- La méditation sur un thème bouddhique ; les 4 nobles vérités, la chaîne des 12 relations causes-effets...

Pour être efficace, chaque méthode doit être appliquée avec des techniques précises indiquées par les grands maîtres. Cependant Le Bouddha nous a indiqué les règles générales communes à toutes les méthodes ; c'est le Noble Chemin Octuple :

1.- La vision ou compréhension juste

2.- La pensée juste

3.- La parole juste

4.- L'action juste

5.- Les moyens d'existence justes

6.- L' effort juste

7.- L'attention juste

8.- La concentration juste.

Le qualificatif " juste " veut dire ce qui est bon pour nous mêmes et pour autrui, ce qui est conforme au Dharma , à la vérité.

question 18 : Quels sont les grands courants du bouddhisme actuel ?


réponse : il existe actuellement deux grands courants :

A) Le théravada (Le petit véhicule) ou hinayana : C'est le bouddhisme conformiste qui essaie de respecter rigoureusement la tradition bouddhique du temps du Bouddha. Ce courant se développe en Ceylan, au Népal, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, en Indonésie.

B) Le mahayana (Le grand véhicule) : C'est le bouddhisme qui essaie de respecter la tradition bouddhique tout en s'adaptant aux milieux socio-culturels. Ce courant se subdivise en 3 Branches :

a) Le vajrayana (Le véhicule du diamant), le bouddhisme ésotérique du Tibet : C'est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur les Dhâranis (formules magiques), les mudrâs (signes magiques), les mandâras (prières magiques) et sur le culte du bodhisattva Avalokitesvara, manifesté au Tibet sous forme masculine, nommé Tchenresig.

b) La Terre pure : C'est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur l'utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha Amithaba.

c) Le dhyana (zen) : C'est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur la méditation.

Ces deux dernières branches se développent en Chine, au Japon, en Corée, au Viêt-Nam.

question 19 : Quelle est la morale enseignée par Le Bouddha pour améliorer la vie sociale ?


réponse : Dans ses prédications, Le Bouddha a beaucoup parlé de la bonne conduite des moines et des laïcs dans la vie sociale. Dans ce cadre d'informations sommaires, nous nous contentons de citer les quatre vertus principales :

- La bonté ou la volonté d'apporter de la joie aux autres.

- La compassion ou la compréhension et la Volonté de sauver les autres de leurs malheurs et de leurs souffrances.

- La réjouissance en voyant la joie des autres qui viennent d'être sauvés de leurs malheurs et de leurs souffrances.

- Le détachement c'est-à-dire ne pas parler de , ni penser à ce qu'on a fait pour les autres.

Pour être plus simple, référons-nous au conseil du Bouddha à Son Fils RAHULA avant Son entrée au Nirvâna : "Est bien, tout ce que tu fais dans ton intérêt et dans l'intérêt des autres ; est mal, tout ce que tu fais contre ton intérêt et contre l'intérêt des autres ; et il faut être très prudent quand tu veux faire quelque chose dans l'intérêt des uns mais à l'encontre des autres."

Dans la pratique, chaque bouddhiste doit s'efforcer d'observer aussi strictement que possible les cinq Préceptes suivants :

1.- Ne pas tuer

2.- Ne pas voler

3.- Ne pas commettre d'adultère

4.- Ne pas mentir

5.- Ne pas consommer de boissons alcooliques, ni de drogues.

question 20 : Le régime végétarien est-il obligatoire pour les bouddhistes ?


réponse : En principe, rien n'est obligatoire dans le bouddhisme. D'habitude, pour se perfectionner, chaque bouddhiste fait le voeu d'observer certaines règles de vie selon ses possibilités ; chaque communauté bouddhiste fixe des règles communes à suivre. il en est de même pour le régime végétarien. Normalement les bouddhistes suivent le régime végétarien un ou plusieurs jours par mois ; d'autres sont complètement végétariens.

Le régime végétarien bien suivi et bien organisé ne peut qu'être bénéfique pour la santé humaine.

question 21 : Les bouddhistes croient-ils à la magie et aux miracles ?


réponse : On appelle magie ou miracle, tout phénomène inexplicable. Or, d'après l'enseignement bouddhique, rien n'est inexplicable. Quand ils ne savent pas expliquer un phénomène, les bouddhistes se renseignent auprès des spécialistes, des sages, ou méditent pour trouver l'explication. S'ils ne trouvent pas l'explication aujourd'hui, ils espèrent la trouver un jour. C'est par la méditation que Le Bouddha lui-même et les grands maîtres bouddhistes ont découvert des explications étonnantes.

L'attitude des bouddhistes , devant un phénomène inexplicable, est une attitude réservée ; ils ne croient pas, ils ne nient pas, ils espèrent pouvoir trouver un jour l'explication quand leur méditation mûrit.

question 22 : Devant la complexité des religions existantes actuellement, comment pourrais-je choisir la meilleure ?


réponse : Faites confiance en vous-même. Ne vous laissez pas impressionné par les autres. Ne croyez pas aux choses inexplicables. Ecoutez, renseignez-vous, faîtes des recherches, réfléchissez, comparez : une bonne religion est une religion logique, rationnelle, conforme à la vérité, qui apporte le vrai bonheur à vous-même et aux autres.

question 23 : Que faut-il faire pour devenir bouddhiste ?


réponse : il faut d'abord chercher à connaître la vie du Bouddha et à comprendre son enseignement (Dharma). il faut fréquenter les temples bouddhistes pour chercher de plus amples informations sur ces deux sujets et pour vous habituer aux pensées et aux activités bouddhiques. Lorsque vous êtes convaincu de l'existence du Bouddha et de l'efficacité de son enseignement (Dharma) pour la paix et le bonheur, vous demanderez au maître, que vous respectez, de bien vouloir organiser pour vous une cérémonie d'initiation aux Trois Refuges.

Pendant cette cérémonie, vous aurez à dire au maître que :

- vous avez choisi Le Bouddha comme Refuge (c'est-à-dire que vous croyez à votre possibilité de devenir un bouddha en suivant Son exemple).

- vous avez choisi le Dharma comme Refuge (c'est-à-dire que vous suivrez l'enseignement du Bouddha pour vous perfectionner et pour retrouver un jour votre vraie nature, le Dharma)

- vous avez choisi le Sangha (ordre des moines) comme Refuge ( c'est-à-dire que vous demanderez conseils au Sangha pour mieux comprendre l'enseignement du Bouddha, et que vous participerez à la subvention aux besoins du Sangha)

- vous promettez de faire des efforts pour respecter les cinq préceptes selon vos possibilités.

Après cette cérémonie, vous êtes devenu un Bouddhiste laïc, un upasaka ou une upasika, avec un nom religieux donné par le maître.

Je vous souhaite bon courage pour continuer votre investigation sur le bouddhisme car tout ce que je viens de vous exposer est encore très superficiel.


Septembre 2000

Min Thin-Oen

Congrégation Bouddhique Mondiale Linh Son
9, avenue Jean Jaurès - 94 340 Joinville-le-Pont
Tél : 01 48 83 75 47 - Fax : 01 48 83 77 59

http://linhsonphapquoc.org/

# Enviado el lunes 08 de enero de 2007 18:32

Modificado el jueves 20 de marzo de 2008 21:18

l'ingéniosité des Việt Cộng, habitués à se battre..

l'ingéniosité des Việt Cộng, habitués à se battre..
Le terme péjoratif de Việt Cộng est la contraction de Cộng Sản, mot vietnamien pour dire « communiste » – ce qui en fait l'équivalant de l'expression française « cocos ». Cette appelation fut utilisée pendant la Guerre du Việt Nam par les sud-vietnamiens et leurs alliés américains pour désigner les combattants du Front national pour la libération du Viêt Nam (FNL), dont ils assimilaient l'action à une guérilla communiste. En vérité, le FNL, certes opposé au régime sud-vietnamien de Ngô Đình Diệm et fidèle au gouvernement communiste nord-vietnamien, n'était idéologiquement pas plus communiste que ne l'était en son temps la ligue Vietminh : ceux qu'il regroupait au premier chef étaient les victimes des méthodes expéditives du régime sud-vietnamien, lesquels comptaient tant des marxistes que des libéraux. Le communisme qu'il a parfois revendiqué n'était au mieux qu'« instrumental », servant de support au nationalisme fondamental des Vietnamiens.

Les combattants du FNL se servaient fréquemment de la végétation pour s'approcher de l'ennemi et lui tendre des embuscades avant de disparaître à nouveau. Les Américains ont utilisé des produits chimiques, dont l'Agent orange, pour déboiser les forêts, dans l'espoir de priver les combattants du FNL de leur avantage. Ceci a été et est encore à l'origine de très nombreuses malformations et maladies dans la population civile vietnamienne, et a rendu de grandes superficies de terre stériles et polluées. Cela n'a néanmoins pas été suffisant pour venir à bout de la détermination et de l'ingéniosité des Việt Cộng, habitués à se battre sur ce type de terrains :

- tunnels de Củ Chi creusés à 40 km de Saïgon, situés sous une base américaine, hauts de 1m20 et larges de 0m80 où ils vécurent dans des conditions terribles.

- les bergers allemands utilisés par les G.I. pour débusquer les combattants Việt Cộng furent inefficaces car ceux-ci mettaient du poivre sur leur chemin et se lavaient avec du savon américain.

- Les rats de tunnels de l'US Army furent créés pour les démanteler.


L'armée conventionnelle américaine ne put venir à bout des techniques de guérilla, usant de leur connaissance du terrain, du soutien logistique de la Chine et de la « guerre psychologique » malgré les très lourdes pertes subies lors de l'offensive du Têt en 1968. Les États-Unis s'embourbèrent dans la Guerre du Việt Nam et dans les crises qu'elle provoqua sur leur propre sol. Elle ne parvint pas à empêcher l'unification du Việt Nam sous l'impulsion du Nord.

# Enviado el lunes 27 de agosto de 2007 13:42

Modificado el jueves 20 de marzo de 2008 21:18